Qu'est-ce que le stress ?
D’après le professeur Hans Selye, Docteur en Médecine et chercheur canadien à l’origine de la notion de stress, « Le stress est la réponse unique et physiologique de l’organisme en vue de s’adapter à toute sollicitation de son environnement ». Observant ses patients, le professeur Selye a ainsi pu décrire le mécanisme du syndrome d’adaptation, c’est-à-dire l’ensemble des modifications qui permettent à un organisme de supporter les conséquences d’un traumatisme.
En biologie, le stress constitue l’ensemble des réactions d’un organisme soumis à des pressions, des contraintes de l’environnement.
Comme la vie par elle-même n’est faite que de changements, le stress nous accompagne tout au long de notre vie : travail, naissance, examen, décès, licenciement, chômage, retraite, relations difficiles, séparations, santé …
Lorsqu’un stress survient, l’organisme va chercher à s’adapter automatiquement, les muscles, le cœur, le système sanguin, hormonal, l’appareil digestif, tous les organes vont se mobiliser pour lutter contre l’agent stressant.
- Le système nerveux dit « sympathique » prépare l’organisme à l’effort et nous aide à passer à l’action = principe d’excitation accélérateur
- Le système nerveux dit « parasympathique » maintient et rétablit l’équilibre. Il permet de retrouver le calme = principe de ralentissement, de frein
Le plus souvent le système sympathique est sollicité d’une façon quasi-permanente alors que le parasympathique est pour ainsi dire inexistant ce qui induit un excès de stress négatif.
Ce déséquilibre entre les deux systèmes peut, à terme, laisser des empreintes douloureuses se traduisant par des souffrances psychiques et physiques.
Une question de perception
Le stress survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception que l’on a des contraintes qu’impose notre environnement et la perception que nous avons de nos ressources pour y faire face. Nous avons alors une réaction réflexe de notre corps et de notre mental qui cherchent à s’adapter aux changements de l’environnement. Il existe 3 types de réactions au stress, qui peuvent se combiner entres elles :
- Les distorsions cognitives
Ce sont des interprétations dramatiques de la situation, une évaluation erronée de la réalité.
Exemple : Mon chef ne m’a pas dit bonjour ce matin => il y a surement un problème. - Les pensées irrationnelles
Ce sont des pensées, des croyances, des principes issus de notre culture, éducation, qui parasitent nos comportements, notre vision de la réalité.
Ces pensées irrationnelles limitent notre pouvoir d’adaptation à l’environnement.
Exemple : Je dois être parfait, irréprochable pour être apprécié. - Les signes physiques
Le corps envoie des signaux quand on ne reconnait pas notre besoin.
Exemple : Maux de tête, maux de dos, insomnies…
Les 3 phases de réactions au stress identifiées par Hans Seyle
1 – Phase d’alarme : Face à l’agression, le cerveau envoie un message d’alarme via le système nerveux. L’organisme réagit et sécrète de l’adrénaline afin de préparer le corps à répondre à l’état de stress. Plusieurs réactions somatiques en résulte : diffusion de glucose dans le sang, augmentation de la pression artérielle, contraction des muscles, accélération du rythme cardiaque et de la respiration.
A ce stade notre énergie est mobilisée et maximisée.
2 – Phase de résistance : L’organisme s’adapte et met en place les ressources nécessaires pour répondre à l’agression en libérant d’autres hormones telles que les endorphines, dopamine, sérotonine et cortisol afin de fournir les apports énergétiques appropriés pour résister à l’agression.
A ce stade le stress est positif, il est stimulant et incite à se dépasser.
3 – Phase d’épuisement : Cependant si la situation perdure, l’organisme s’affaiblit, la dépense énergétique devient trop élevée, le métabolisme n’arrive plus à répondre au stimulus et atteint ses réserves.
A ce stade le corps envoie des signaux pour faire cesser le processus qui commence à agir sur le système immunitaire et le met en danger.
Le stress est un merveilleux processus d’adaptation au changement qui permet d’agir et de réagir aux multiples stimulations qui nous entourent. C’est la prolongation inutile du stress qui endommage le corps et altère nos facultés mentales.
Parlons stress au travail
Grande fatigue, démotivation, boule au ventre, angoisses, tensions corporelles, troubles du sommeil, voici quelques exemples, quelques symptômes que l’on peut ressentir lorsque nous sommes mal au travail.
Cela commence souvent insidieusement, une petite remarque, quelques critiques, ou même un ton, quelque chose dans le regard de notre supérieur ou de notre collègue, ou encore une pression liée à la charge de travail, au timing… Mais au lieu d’être temporaire et de disparaitre, le malaise perdure puis grandit jusqu’à devenir insupportable. La situation semble devenir inextricable, on se sent dépassé, impuissant voir incompétent. Tout cela accompagné le plus souvent de maux physiques de plus en plus prégnants.
Il existe beaucoup de situations qui mènent à la souffrance au travail, voir au au burn-out. Mais c’est rarement le travail en lui-même qui en est la véritable cause.
C’est pourquoi il est nécessaire si l’on souhaite diminuer et même éliminer le stress au travail, d’identifier les sources de stress, autrement dit : les stresseurs.
Qu’est-ce qui nous stresse vraiment ? Quel est le déclencheur ?
L'histoire du verre d'eau et du stress
Un vieil homme enseigne la gestion du stress à un auditoire très attentif.
Pour cela, il prend un verre d’eau dans ses mains. Tout le monde s’attend à ce qu’il parle du verre d’eau à moitié vide ou à moitié plein.
Mais au lieu de cela, et avec un large sourire sur son visage, l’homme demande :
« Combien pèse ce verre d’eau ? ».
Les dizaines de réponses entendues variaient de 50 grammes à 200 grammes.
La réponse de l’homme fut :
« Le poids absolu n’a pas d’importance. Cela dépend de combien de temps je le tiens. Si je le tiens pendant une minute, pas de problème. Si je le tiens pendant une heure, j’aurai une douleur dans le bras. Si je le tiens pendant une journée entière, mon bras va s’ankyloser et devenir de plus en plus douloureux. Dans chaque cas, le poids du verre ne change pas, mais plus longtemps je le tiens, plus il devient lourd.»
Le stress et les inquiétudes dans la vie sont comme ce verre d’eau.
Pensez-y un peu, rien ne se passe.
Pensez-y un peu plus longtemps, douleur et inconfort commencent à faire leur apparition.
Et si vous y pensez toute la journée, vous vous sentez paralysé, incapable de faire quoi que ce soit ».
La solution : déposer le verre d’eau !
Pensez à déposer le verre le plus régulièrement possible.
(Auteur inconnu)
« Ce que tu penses, tu le deviens. Ce que tu ressens, tu l’attires. Ce que tu imagines, tu le crées »
Bouddha